International

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Tout le monde s'accorde pour placer l'international au cœur des enjeux de la prochaine mandature de notre université. Encore faut-il s'entendre sur son contenu. De quoi avons-nous besoin en l'espèce ? Quatre types de partenariat sont généralement élaborés par nos collègues.

- Des partenariats de recherche permettant une mobilité des enseignants-chercheurs ;

- Des partenariats diplômants, permettant aux étudiants de Paris 1 d'obtenir des ECTS délivrés par une université étrangère dans le cadre de leur parcours de formation ;

- Des partenariats non-diplômants, permettant aux étudiants de Paris 1 d'accéder aux enseignements spécifiques d'une université étrangère sans délivrance d'ECTS ;

- Des partenariats pour « délocaliser » (i.e. déployer) un diplôme de Paris 1 dans une université étrangère.

Pour renforcer le positionnement de Paris 1 dans les réseaux internationaux, notre université a besoin de développer principalement les deux premières modalités de partenariat (la troisième étant trop spécifique, la quatrième trop consommatrice de ressources propres). Là où n'importe quelle école de commerce ou d'ingénieur de second rang propose systématiquement à ses étudiants des parcours de formation intégrés sur des sites étrangers, Paris 1 ne l'offre que marginalement, sans grande lisibilité ni grande cohérence pédagogique. Il en va de même pour la recherche et les partenariats entre laboratoires. Or,

1/ en matière de recherche, seuls des partenariats développant systématiquement la mobilité des chercheurs permettra à Paris 1 de s'inscrire dans les grands réseaux internationaux de recherche. Cela passe par une politique incitant chaque enseignant-chercheur (titulaire ou non) à prendre part chaque année à un colloque international, avec ou sans communication à présenter, de façon à l'aider à garder contact avec la recherche internationale. Cela passe également par le développement systématique de séjours d'échange entre laboratoires de recherche sur une durée significative. Car au fond, rien de tel que d'enseigner et faire de la recherche à l'étranger pour développer et entretenir les réseaux internationaux de recherche.

2/ en matière de formation, deux options peuvent se présenter pour développer nos partenariats internationaux avec des universités. La première consiste à laisser nos étudiants profiter d'une année de césure pour se former à l'étranger. Si cette solution a l'avantage de la souplesse, elle a pour inconvénient de n'offrir aucun soutien ni aucune lisibilité pédagogique à l'étudiant. La deuxième option consiste alors à développer des partenariats pédagogiques avec des universités étrangères pour monter, en amont, des parcours cohérents de formations en Licence ou en Master. Mais compte tenu des effectifs étudiants par discipline, elle suppose un changement d'échelle de notre politique internationale. Elle nécessite au préalable de cartographier l'existant, afin d'en diffuser l'information le plus largement possible. Elle nécessite ensuite des efforts d'ingénierie pédagogique de la part de chaque UFR, mais surtout de mettre en place des dispositifs standardisés selon des modalités à imaginer collégialement, seule façon d'atteindre des économies d'échelle à même de traiter le volume de nos effectifs étudiants. Les obstacles étant nombreux, un tel projet ne peut se déployer que s'il est porté par une volonté politique commune au sein de notre université.

Le développement de l'international à Paris 1 a donc un contenu précis pour les élus de la liste Démarche collective pour une université démocratique qui s'engagent à le promouvoir en ce sens.
 

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